Tous les articles par gilles meurisse

Discrédit des politiques et des médias, réflexions sur la transparence

Un ministre a fauté. De manière inexcusable et choquante.

Le désarroi du pouvoir semble total, la charge de l’opposition habituelle à défaut d’être normale: on ne manque pas une telle occasion d’oublier ses propres tourments. Continuer la lecture de Discrédit des politiques et des médias, réflexions sur la transparence

Scandale de la viande de cheval : plus qu’une fraude, un révélateur.

La Rome antique nous avait fait découvrir le miel falsifié par adjonction d’amidon, de vins cuits ou de farine. Le Mesnagier de Paris (1393) nous a donné la recette pour faire passer un morceau de bœuf pour de la venaison d’ours ou pour transformer du vin blanc en vin rouge. Louis XV avait dû sévir contre la fraude sur le lait qui prenait des proportions alarmantes. Et il n’est aucune région vinicole qui n’ait eu son scandale dans les dernières années.
Le remplacement de viande de bœuf par du cheval n’est donc qu’un maillon ordinaire dans la longue chaine des escroqueries alimentaires. Continuer la lecture de Scandale de la viande de cheval : plus qu’une fraude, un révélateur.

Reflexion sur la Nature Humaine

Comment pourrait-on penser qu’un Regard Citoyen élude la question centrale de la nature humaine ?
Depuis des millénaires, l’homme s’est interrogé sur sa propre nature pour essayer de la comprendre. Et le combat fut acharné entre les principales écoles que l’on pourrait caractériser ainsi : Continuer la lecture de Reflexion sur la Nature Humaine

L’écologie des pigeons

Convaincus de la nécessité de sauver notre planète de notre insatiable voracité, nous ne pouvons qu’être séduits par les multiples et exemplaires initiatives de nos entreprises: encouragement à ne pas changer les serviettes de toilettes quotidiennement dans les hôtels, mise à disposition de factures diverses sur internet, facturation des sacs plastiques dans la plupart des magasins…. Continuer la lecture de L’écologie des pigeons

« Je bois aux lettres que je n’ai pas écrites à des salauds qui le méritent » (la chanson de Paul, Serge Reggiani)

Comme Paul et sans doute comme chacun d’entre nous, durant des années, par manque de temps, de liberté ou d’audace, j’ai gardé pour moi quelques justes colères.

Je me promettais de dire ou d’écrire ce que m’inspirait telle cupidité, malhonnêteté, mépris, ou lâcheté. Pas seulement pour me faire plaisir mais parce que la naïveté incite toujours à  croire qu’il existe une infime chance de modifier ces comportements.

J’ai retrouvé un peu de temps, beaucoup de liberté et n’ai plus l’âge de manquer d’audace.

Alors je me suis promis ici de rattraper un peu de temps perdu, et de ne plus garder pour moi mes colères rentrées.

Manifeste pour une pensée lente

A en croire une opinion largement partagée, le monde va mal, si tant est d’ailleurs qu’il aille quelque part.

Et chacun de pointer La Cause, sous-entendant ainsi que sa suppression apporterait une solution définitive et miracle au problème :

–          La cupidité des financiers
–          L’incompétence et/ou la corruption des politiciens
–          La richesse qui détruit le sens des valeurs
–          La pauvreté qui conduit à la délinquance
–          L’assistance qui encourage la paresse
–          La règlementation qui étouffe la créativité et la croissance
–          Le libéralisme qui soumet les plus faibles aux plus forts
–          La télévision et Internet qui enferment dans l’individualisme
–          La mondialisation qui permet aux galériens pauvres de voler le pain des galériens riches
–          Le protectionnisme qui ferait l’inverse
–          La crise….
–          Les autres… Continuer la lecture de Manifeste pour une pensée lente