﻿{"id":696,"date":"2017-12-02T12:54:25","date_gmt":"2017-12-02T11:54:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/?p=696"},"modified":"2017-12-02T12:54:25","modified_gmt":"2017-12-02T11:54:25","slug":"cinq-semaines-en-bolivie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/cinq-semaines-en-bolivie\/","title":{"rendered":"Cinq semaines en Bolivie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Pour beaucoup, la Bolivie est l\u2019objet de la derni\u00e8re semaine d\u2019un voyage au P\u00e9rou, au Chili ou en Argentine, pour certains c\u2019est le pays le plus instable de la plan\u00e8te avec ses presque 200 coups d\u2019\u00e9tat et l\u2019apoth\u00e9ose du Che, pour d\u2019autres la source de la pomme de terre et du quinoa, pour les plus insoumis, le graal de la fameuse alliance bolivarienne\u2026<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Objet de ce texte<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le but de ce texte n\u2019est pas de remplacer les guides existants, mais de donner quelques indications rapides sur ce que nous avons vu.<br \/>\nDe m\u00eame l\u2019ensemble de photos qui se trouvent dans la galerie jointe ne visent pas \u00e0 concurrencer les photos des agences de voyages ou \u00e0 constituer un best of des photos de ce voyage. Elles montrent et documentent ce que peut voir un touriste attentif, compte tenu des contraintes qui sont les siennes : m\u00e9t\u00e9o, horaires\u2026Elles vous donneront sans doute une id\u00e9e plus exacte de ce que vous pourriez voir et quelques id\u00e9es pour planifier votre voyage.<!--more--><\/p>\n<h2><a href=\"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/albumsvoyage\/bolivie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Galerie photo associ\u00e9e<\/a><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">G\u00e9ographie<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.studentsoftheworld.info\/sites\/pays\/168.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Lien vers carte en relief de la Bolivie<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec 1.1millions de km2 soit 2 fois la France pour environ 11 millions d\u2019habitants , au contact de cinq pays mais sans acc\u00e8s \u00e0 la mer, la Bolivie est un pays \u00e0 la diversit\u00e9 g\u00e9ographique extr\u00eame.<br \/>\n\u00c0 l\u2019ouest, le c\u00e9l\u00e8bre altiplano, entre 3500 et 4000 m d\u2019altitude, comprenant les villes de La Paz et El Alto, enserr\u00e9 entre la cordill\u00e8re occidentale qui le s\u00e9pare du Chili et la cordill\u00e8re orientale (nomm\u00e9e cordill\u00e8re royale au nord, cordill\u00e8re orientale ensuite puis cordill\u00e8re centrale quand elle rejoint la cordill\u00e8re orientale), toutes deux ponctu\u00e9es de sommets d\u00e9passant les 6000 m.<br \/>\nAu milieu, du nord au sud, les Yungas et les vall\u00e9es, souvent fertiles, entre 2000 et 3000 m d\u2019altitude, contiennent quelques villes embl\u00e9matiques, Sucre, Cochabamba, Tarija.<br \/>\nA l\u2019est, des plaines de basse altitude (100 \u00e0 500 m) amazoniennes, tropicales humides au nord et au nord est, constitu\u00e9es de savane, de for\u00eat, avec \u00e9levage et grandes cultures dans la r\u00e9gion de Santa Cruz, constitu\u00e9es de savane s\u00e8che dans la zone du Chaco proche du Paraguay.<br \/>\nAdministrativement, le pays est divis\u00e9 en 9 d\u00e9partements, eux-m\u00eames subdivis\u00e9s en 112 r\u00e9gions puis en 337 municipalit\u00e9s, elles-m\u00eames divis\u00e9es en 1374 cantons encore divis\u00e9s en sous-cantons et en localit\u00e9s.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Population<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Bolivie est un \u00e9tat plurinational compos\u00e9 principalement de 24% d\u2019am\u00e9rindiens Aymara (le peuple de Tiwanaku), 29% d\u2019am\u00e9rindiens Quechua (le peuple des Incas), 1.5% d\u2019am\u00e9rindiens Guaranis et Chiquitanos (peuples des basses terres), 30% de m\u00e9tis et 15% d\u2019europ\u00e9ens. Deux tiers vivent dans l\u2019altiplano, un tiers dans le croissant est. En 2017, 70% de la population est urbaine.<br \/>\nLa constitution de 2009 reconnait 37 langues officielles dont les principales sont l\u2019Espagnol (67% de la population), le Quechua (16%) et l\u2019Aymara (10%). La population est tr\u00e8s majoritairement catholique (77%), protestante ou \u00e9vang\u00e9liste (16%).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Histoire<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019Europe ne retient en g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019histoire bolivienne pr\u00e9colombienne que les Incas, c\u2019est une vue tr\u00e8s inexacte.<br \/>\nSans remonter aux premiers peuplements qui datent d\u2019environ 30 000 \u00e0 40 000 ans et qui apparemment provenaient d\u2019Am\u00e9rique du Nord, la pr\u00e9histoire de l\u2019altiplano fut marqu\u00e9e par la brillante civilisation dite de Tiwanaku, (1500 av notre \u00e8re &#8211; 1200 apr\u00e8s JC), originaire du lac Titicaca, dont l\u2019empire d\u00e9passa les 600 000 km2 et qui disparut vers la fin du XIIe s, sans doute suite \u00e0 une importante s\u00e9cheresse. En dehors de quelques sites arch\u00e9ologiques, le monde lui doit principalement la s\u00e9lection de multiples vari\u00e9t\u00e9s de pomme de terre et de quinoa commenc\u00e9e plus de treize si\u00e8cles avant notre \u00e8re.<br \/>\nCe n\u2019est que vers 1430 que les Incas conquirent l\u2019altiplano avant d\u2019en \u00eatre chass\u00e9s un si\u00e8cle plus tard par la c\u00e9l\u00e8bre exp\u00e9dition espagnole de Pizarro qui profita de la guerre civile Inca pour s\u2019emparer de la r\u00e9gion. Contrairement \u00e0 celle des Incas, la conqu\u00eate espagnole s\u2019\u00e9tendit aux plaines de l\u2019est.<br \/>\nLa Bolivie, nomm\u00e9e alors Royale Audience de Charcas \u00e9tait rattach\u00e9e \u00e0 la vice-royaut\u00e9 espagnole du Haut P\u00e9rou, puis \u00e0 partir de 1771 \u00e0 celle du Rio de la Plata. La ville de Potosi fut cr\u00e9\u00e9e en 1545 pour exploiter les fabuleuses mines d\u2019argent qui firent une partie de la fortune de l\u2019Europe (et le malheur de milliers de mineurs).<br \/>\nLa Bolivie acquit son ind\u00e9pendance, de l\u2019Espagne en 1825, et du P\u00e9rou en 1826, et Simon Bolivar bien s\u00fbr, en devint le premier pr\u00e9sident imm\u00e9diatement suivi par le mar\u00e9chal Sucre. La Bolivie \u00e9tait alors un pays riche et vaste.<br \/>\nMais le si\u00e8cle suivant fut difficile, de coup d\u2019\u00e9tat en coup d\u2019\u00e9tat, de la guerre contre le Chili (1879-1884) qui lui fit perdre le d\u00e9partement d\u2019Atacama et son acc\u00e8s \u00e0 la mer, \u00e0 la guerre du Chaco avec le Paraguay (1932-1935) qui lui fit perdre plus de 200 000 km2.<br \/>\nLa suite ne fut pas non plus un fleuve tranquille : de tyrannie en r\u00e9volution, de privatisation en nationalisation, d\u2019hyperinflation en redressement, de mainmise des Etats Unis ou des \u00ab blancs \u00bb en r\u00e9volte des \u00ab indig\u00e8nes \u00bb, la Bolivie connut tous les soubresauts de son temps.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">La situation actuelle<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2006 la Bolivie se donne le premier pr\u00e9sident am\u00e9rindien (Aymara) de son histoire, Evo Morales. Il met en \u0153uvre un programme socialiste appuy\u00e9 par le V\u00e9n\u00e9zuela, Cuba et le Nicaragua, pr\u00f4nant l\u2019indig\u00e9nisme, le rapatriement des profits p\u00e9troliers, gaziers et miniers, par \u00e9tatisation des compagnies \u00e9trang\u00e8res, la reconnaissance de la tradition li\u00e9e \u00e0 la feuille de coca, la suppression de l\u2019influence des Etats Unis, la mise en place d\u2019un vrai syst\u00e8me de retraite, le d\u00e9veloppement de la sant\u00e9 et de l\u2019\u00e9ducation, une redistribution des terres sous-exploit\u00e9es, une politique de diff\u00e9renciation positive au profit des hautes terres, la protection de la Terre M\u00e8re (Pachamama), une nouvelle constitution (2009) qui reconnait l\u2019\u00e9tat plurinational, renforce les droits des indig\u00e8nes, le r\u00f4le de l\u2019\u00e9tat et sa la\u00efcit\u00e9. L\u2019opposition de la partie est du pays reste forte et un referendum organis\u00e9 en 2008 a donn\u00e9 85% de voix pour son ind\u00e9pendance.<br \/>\nDes progr\u00e8s indiscutables ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans le pays, tant en r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s qu\u2019en stabilit\u00e9, reconnus par plusieurs organisations internationales. Mais la diff\u00e9rence de plus en plus forte entre le programme et la r\u00e9alit\u00e9, la corruption end\u00e9mique, l\u2019autoritarisme croissant du pouvoir, son \u00e9loignement de l\u2019indig\u00e9nisme des d\u00e9buts et la chute des cours de mati\u00e8res premi\u00e8res ont raviv\u00e9 une agitation multiforme. Cependant, le fort sentiment identitaire du pays, le r\u00f4le pr\u00e9\u00e9minent des europ\u00e9ens dans l\u2019\u00e9conomie, la pr\u00e9sence urbanistique consid\u00e9rable de la colonisation, le litige avec le Chili, permettent au pr\u00e9sident d\u2019encourager un nationalisme visant \u00e0 rassembler son peuple.<br \/>\nEvo Morales a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lu en 2009 et 2014 mais il a perdu un referendum en 2016 qui l\u2019aurait autoris\u00e9 \u00e0 se repr\u00e9senter pour un quatri\u00e8me mandat. Il n\u2019est pas certain qu\u2019il se sente li\u00e9 par ce r\u00e9sultat.<br \/>\nBien que disposant de r\u00e9serves consid\u00e9rables de gaz et de lithium, la Bolivie reste en 2013 le plus pauvre des \u00e9tats d\u2019Am\u00e9rique du Sud, 126e mondial pour le PIB\/habitant \u00e0 2793 $, 121e pour le PIB\/hab. \u00e0 parit\u00e9 de pouvoir d\u2019achat \u00e0 5928 $, (2 fois moins que le P\u00e9rou et 4 fois moins que le Chili, la France est \u00e0 40 538 $). Sur le plan des in\u00e9galit\u00e9s, elles ont fortement baiss\u00e9 depuis 2000 (indice de Gini de 63) jusqu\u2019en 2011 (46) puis remontent depuis (48.4 en 2014). En 2015 la Bolivie est 124e mondial, avant dernier du continent devant l Guyana pour l\u2019Indice de D\u00e9veloppement Humain et 108e mondial pour l\u2019esp\u00e9rance de vie qui y est de 70.7 ann\u00e9es.<br \/>\nLors de notre voyage 1 bolivario=0.13 \u20ac.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">L\u2019arriv\u00e9e<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 l\u2019a\u00e9roport Hiru Hiru de Santa Cruz, la fouille des bagages est faite par tirage au sort, mais si vous avez le malheur de cocher sur le formulaire de d\u00e9barquement l\u2019existence d\u2019un objet d\u00e9passant 1000 $, la fouille est syst\u00e9matique, c\u2019est juste emb\u00eatant pour le d\u00e9sordre qui en r\u00e9sulte.<br \/>\nLa ville de Santa Cruz a connu une croissance incroyable et en arrive aujourd\u2019hui \u00e0 son huiti\u00e8me p\u00e9riph\u00e9rique, concentrique des sept premiers, \u00e0 plus de 8 km du centre-ville. Choisissez bien votre h\u00f4tel.<br \/>\nLa deuxi\u00e8me chose qui frappe, c\u2019est l\u2019omnipr\u00e9sence d\u2019Evo (Morales, le Pr\u00e9sident). D\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e on voit, \u00e0 l\u2019\u00e9cart de l\u2019a\u00e9roport, le terminal pr\u00e9sidentiel, puis partout sa photo, en pr\u00e9sident, en ouvrier, en agriculteur, en \u00e9lectricien, sur les affiches de toutes les f\u00eates et les restes de sa campagne pour le referendum, peints sur les murs, sont omnipr\u00e9sents. La personnalisation du pouvoir est une r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\nLa troisi\u00e8me chose qui frappe dans ce d\u00e9partement de Santa Cruz, c\u2019est le nombre important d\u2019indiens des montagnes (les Chollas) qui vivent ici, sans d\u2019ailleurs modifier en rien leur costume malgr\u00e9 la chaleur. La coexistence semble un peu rugueuse entre les \u00ab blancs \u00bb de la province et ceux qu\u2019ils consid\u00e8rent comme des envahisseurs et qui se consid\u00e8rent plut\u00f4t comme les \u00ab vrais \u00bb boliviens.<br \/>\nAvec le d\u00e9calage horaire, c\u2019est facile de partir t\u00f4t le lendemain matin. Nous avions choisi de nous d\u00e9gourdir les jambes au Jardin des D\u00e9lices, dans le parc Amboro (environ 2h30 de route depuis Santa Cruz). C\u2019est une tr\u00e8s belle excursion qui permet au passage d\u2019approcher le fonctionnement bolivien : le matin, un \u00ab chef \u00bb am\u00e8ne \u00e0 notre h\u00f4tel un jeune \u00ab guide \u00bb qui ne parle qu\u2019espagnol, dont nous n\u2019entendrons pas la voix, et qui accompagnera notre propre guide. \u00c0 l\u2019entr\u00e9e du parc un chauffeur et un autre guide nous prendront en charge et s\u2019occuperont du pique-nique (et de 4 autres touristes qui empruntent le m\u00eame v\u00e9hicule). Au d\u00e9part de la marche, nous serons pris en charge par un guide de la communaut\u00e9 qui effectuera la marche avec nous. Nous reverrons ce type de fonctionnement prolifique \u00e0 plusieurs reprises.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Vers Samaipata et Sucre<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">125 km d\u2019une tr\u00e8s bonne route permettent d\u2019arriver \u00e0 Samaipata (1800 m) et de commencer \u00e0 d\u00e9couvrir l\u2019histoire pr\u00e9-inca de la Bolivie sur le site d\u2019El Fuerte. La route vers Sucre demande ensuite une journ\u00e9e et comprend une partie de piste entre La Palizada et Aiquile. C\u2019est une route ignor\u00e9e des touristes qui privil\u00e9gient l\u2019avion entre Santa Cruz et Sucre, mais qui r\u00e9serve quelques belles surprises dont la r\u00e9serve ornithologique des aras de Lafresnaye et le village de Saipina au royaume de la canne \u00e0 sucre et de la tomate.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Sucre et les environs<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est le moment de s\u2019habituer au fait qu\u2019en Bolivie la plupart des villes ou des provinces superposent diff\u00e9rents noms de diff\u00e9rentes \u00e9poques. C\u2019est bien entendu le cas de Sucre qui fut Charcas avant les espagnols, La Plata (on se demande bien pourquoi ?) jusqu\u2019en 1776, Chuquisaca de 1776 \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance et Sucre depuis (du nom du mar\u00e9chal h\u00e9ros de l\u2019ind\u00e9pendance).<br \/>\nPour le reste, Sucre est une tr\u00e8s belle ville universitaire vivant aussi des innombrables juristes qui entourent la cour constitutionnelle. C\u2019est le matin t\u00f4t et en fin d\u2019apr\u00e8s-midi que vous y verrez les plus belles lumi\u00e8res et approcherez au mieux l\u2019ambiance de la ville. Les mus\u00e9es et monuments d\u2019\u00e9poque coloniale y sont nombreux et int\u00e9ressants. Un tr\u00e8s beau mus\u00e9e d\u2019art indig\u00e8ne permet de comprendre les diff\u00e9rents tissages boliviens, mais inexplicablement, la photo y est interdite.<br \/>\nSi vous avez une soir\u00e9e, n\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 faire un tour \u00e0 l\u2019Espace culturel Origenes pour y suivre un beau spectacle de danses boliviennes qu\u2019une brochure plus \u00e0 jour valoriserait mieux.<br \/>\nA une heure de route, Tarabuco offre le dimanche un magnifique march\u00e9 indig\u00e8ne qui reste tr\u00e8s authentique. Soyez-y t\u00f4t, les touristes n\u2019arrivent qu\u2019en fin de matin\u00e9e. Mais attention pas plus les chalands que les marchands ne sont favorables \u00e0 la photo. \u00c0 quelques km de l\u00e0, Candelaria offrira l\u2019occasion de d\u00e9couvrir les techniques d\u2019un tissage exceptionnel de finesse, r\u00e9alis\u00e9 de m\u00e9moire et sans mod\u00e8le.<br \/>\nC\u2019est l\u2019un des premiers villages o\u00f9 vous constaterez de visu les investissements consid\u00e9rables faits par le pouvoir dans les villages indiens : \u00e9coles allant jusqu\u2019au bac, gymnases, terrains de sport. Les investissements de l\u2019US Aid sont ant\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019Evo Morales au pouvoir. Le centre de sant\u00e9 a \u00e9t\u00e9 construit par l\u2019ONG Mano a Mano.<br \/>\nUne autre belle excursion \u00e0 30 km de Sucre m\u00e8ne par une belle route \u00e0 la Chapelle de Chataquila (3650 m). De l\u00e0, un sentier Inca restaur\u00e9 permet des vues grandioses sur les paysages environnants et l\u2019excursion peut se poursuivre en voiture (ou en randonn\u00e9e pour les plus courageux), vers le tr\u00e8s \u00e9tonnant \u00ab crat\u00e8re de Maragua \u00bb, ses paysages, ses villages et son activit\u00e9 de tissage.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Potosi<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">150 km d\u2019une belle route vous feront grimper la cordill\u00e8re de los Frailes pour arriver \u00e0 Potosi (4100m) \u2026 \u00e0 moins que comme nous, un bloqueo, de mineurs ou d\u2019autres, ne vous barre la route. C\u2019est une assez fr\u00e9quente tradition bolivienne dont le principe est simple : deux barrages sur la route, \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres d\u2019\u00e9cart, les manifestants au milieu. Si vous \u00eates au volant de votre propre voiture, vous avez le choix entre attendre (plusieurs jours), prendre une d\u00e9viation souvent immense, ou tenter avec quelques indig\u00e8nes une rude piste de contournement. Dans d\u2019autres cas, vous pouvez abandonner le v\u00e9hicule qui vous a amen\u00e9 l\u00e0, traverser \u00e0 pied avec vos bagages, et trouver un autre v\u00e9hicule de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Nous avons eu de la chance et l\u2019agence a parfaitement g\u00e9r\u00e9 le probl\u00e8me.<br \/>\nVous savez tout de Potosi, son incroyable histoire, sa grandeur et ses drames du quotidien, son ahurissante \u00ab montagne riche \u00bb, ses monuments poignants, sa duret\u00e9 de grande ville la plus haute du monde. Mais la premi\u00e8re chose qui frappe \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, ce sont les pentes de ses rues, les escaliers de ses h\u00f4tels, la fum\u00e9e de ses bus qui rendent la vie un peu essoufflante pour le touriste nouvellement arriv\u00e9. La deuxi\u00e8me c\u2019est sa force et sa fureur de vivre. C\u2019est aujourd\u2019hui une ville mini\u00e8re, g\u00e9r\u00e9e par de multiples coop\u00e9ratives ind\u00e9pendantes de toute compagnie internationale, avec sa grandeur et ses drames, mais une ville dans laquelle sont revenus nombre de ceux qui ont tent\u00e9 l\u2019aventure ailleurs, parce que les revenus des mineurs sont \u00e9lev\u00e9s et que la fiert\u00e9 de l\u2019ind\u00e9pendance ne s\u2019abandonne pas comme \u00e7a. Quoi qu\u2019on vous dise, si vous en avez le courage, visitez les mines, on en trouvera une adapt\u00e9e \u00e0 votre souplesse et les mineurs sont fiers de vous montrer leur courage (tout en \u00e9tant un peu m\u00e9prisants pour les descendants embourgeois\u00e9s de ceux qui ont exploit\u00e9 leurs anc\u00eatres). Visitez les monuments qui content l\u2019histoire de la ville, qui est aussi un peu votre histoire, et n\u2019oubliez pas le peu visit\u00e9 couvent de Santa Teresa qui \u00e9loignait de la vie sociale les cadettes des grandes familles.<br \/>\nSi vous avez la chance d\u2019\u00eatre l\u00e0 au bon moment (fin ao\u00fbt, dates variables), ne manquez pas les Ch\u2019utillos, immense manifestation qui r\u00e9unit religion, danse, f\u00eate, traditions, et monopolise toute la r\u00e9gion pendant deux jours et deux nuits. Une f\u00eate qui, contrairement \u00e0 d\u2019autres ne rassemble que peu de touristes \u00e9trangers (2% des spectateurs lors de l\u2019\u00e9dition 2017).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">En route vers le sud<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Compte tenu du retard d\u00fb aux manifestations de mineurs, nous d\u00e9cidons d\u2019aller vers Tupiza (2950 m, apr\u00e8s 240 km de tr\u00e8s bonne route) sans passer par Uyuni, pour faire le circuit du sud dans le sens des aiguilles d\u2019une montre (inverse du \u00ab flot \u00bb principal de touristes).<br \/>\nLa folle sp\u00e9culation sur le quinoa, li\u00e9e \u00e0 l\u2019engouement brutal des occidentaux pour cette graine, a fait la fortune de certains producteurs et la ruine de la population qui ne pouvait plus en acheter, mais le marketing ne s\u2019int\u00e9resse gu\u00e8re \u00e0 ce type de cons\u00e9quences.<br \/>\nApr\u00e8s Tupiza, remont\u00e9e rapide vers 4000 m pour atteindre l\u2019altiplano. Les villages se font rarissimes, les paysages sont \u00e9poustouflants, la lumi\u00e8re incroyable \u00e0 cette altitude (penser aux lunettes de soleil) et le froid du matin glacial (entre -5\u00b0 et -18\u00b0 pour ce qui nous concerne, avec parfois un vent assez violent) qui g\u00e8le tout ce qui reste dans les voitures. M\u00eame dans des h\u00e9bergements raisonnablement haut de gamme, la temp\u00e9rature des chambres ou des salles \u00e0 manger flirte avec les 10\u00b0, parfois tr\u00e8s peu au-dessus, parfois un peu en dessous. Le chauffeur est essentiel dans cette r\u00e9gion, qui veille \u00e0 passer aux bonnes heures dans chaque endroit, est responsable de la conduite des op\u00e9rations dans les h\u00e9bergements et doit \u00eatre capable de se sortir d\u2019affaire en toutes circonstances.<br \/>\nDe temps \u00e0 autres quelques mines, quelques rares fermes, quelques troupeaux d\u2019autruches ou de vigognes, animaux sauvages dont la chasse est interdite, et quelques tr\u00e8s rares voitures de touristes (une vingtaine dans la journ\u00e9e), quelques jours inoubliables en particulier dans le parc Eduardo Avaroa o\u00f9 nous descendons jusqu\u2019\u00e0 l\u2019incroyable Laguna Verde.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Remont\u00e9e vers le nord et le salar d\u2019Uyuni<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la Laguna Verde au Salar d\u2019Uyuni, le paysage est toujours aussi d\u00e9sertique qu\u2019extraordinaire, les lagunes sal\u00e9es et color\u00e9es aussi nombreuses et les pistes entre inconsistantes et effroyables, sauf sur quelques tron\u00e7ons malheureusement utilis\u00e9s pour le \u00abDakar\u00bb !<br \/>\nL\u2019arriv\u00e9e sur le salar d\u2019Uyuni est surprenante par les multiples mirages qu\u2019on aper\u00e7oit d\u00e8s l\u2019abord, collines fantasmatiques sans contact apparent avec le sol et, peu apr\u00e8s, cette impression d\u2019immensit\u00e9 parfaitement plane. 10 580 km2 d\u2019un lac sal\u00e9 quadrill\u00e9 par les marques d\u2019\u00e9vaporation et qui, en saison humide, noy\u00e9 sous quelques centim\u00e8tres d\u2019eau, fait le bonheur de milliers de japonais et le d\u00e9sespoir des chauffeurs qui y sacrifient leur voiture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut y \u00eatre en fin d\u2019apr\u00e8s midi jusqu\u2019au coucher de soleil et au petit matin d\u00e8s avant le lever de soleil tant les lumi\u00e8res et les couleurs sont changeantes d\u2019un instant \u00e0 l\u2019autre.<br \/>\nAu centre du salar \u00ab l\u2019\u00eele d\u2019Incahuasi \u00bb est un agr\u00e9able promontoire sur le lac, peupl\u00e9 de cactus g\u00e9ants (Trichocereus pasacana, localement appel\u00e9s card\u00f2n).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Du salar d\u2019Uyuni \u00e0 La Paz<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nord du salar d\u2019Uyuni est une zone sinistr\u00e9e, progressivement abandonn\u00e9e par ses habitants, et que seuls des projets touristiques nouveaux pourront sauver. N\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 visiter Chantani et son \u00ab mus\u00e9e \u00bb s\u2019il existe encore ou \u00e0 dormir \u00e0 Coquesa o\u00f9 se trouve un bel h\u00f4tel chauff\u00e9 qui vous reposera du sud.<br \/>\nApr\u00e8s une nuit (sans int\u00e9r\u00eat) \u00e0 Salinas nous prenons la route du Sajama en passant par le pays Chipaya, 600 km2 parfaitement plats d\u2019une terre sal\u00e9e qu\u2019il faut laver p\u00e9riodiquement pour les cultures. Un paysage extravagant de terres sal\u00e9es et de rivi\u00e8res, marqu\u00e9 par la succession de putukus, petites maisons coniques en adobe. Mais surtout une civilisation extraordinaire, absolument opaque au touriste qui ne sait pas. \u00ab L\u2019\u00e9tranger ne voit que ce qu\u2019il sait \u00bb disait Marc Riboud, alors ne partez pas en pays Chipaya sans lire quelques-unes des r\u00e9f\u00e9rences not\u00e9es \u00e0 la fin de ce texte.<br \/>\nLa \u00ab route \u00bb permet ensuite de visiter quelques sites fun\u00e9raires pr\u00e9hispaniques int\u00e9ressants avant d\u2019arriver aux abords du Nevado Sajama, volcan enneig\u00e9 isol\u00e9 et majestueux, point culminant de Bolivie \u00e0 6542m.<br \/>\nOn peut y croiser des camions sans plaque, roulant \u00e0 des vitesses vertigineuses et pratiquant de la contrebande d\u2019\u00e9lectro-m\u00e9nager en provenance du Chili. Il faut sans doute une grande sagesse (r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e ?) des forces de l\u2019ordre pourtant pr\u00e9sentes, pour ne pas rep\u00e9rer ces camions dans une zone aussi plate.<br \/>\nAu pied de ce volcan et de la cordill\u00e8re occidentale, le parc de Sajama est une belle zone d\u2019\u00e9levage de lamas et d\u2019alpagas, riche de nombreux sommets et d\u2019une zone de geysers et de thermes, souvent balay\u00e9e l\u2019apr\u00e8s-midi par des vents violents et glaciaux.<br \/>\nUne tr\u00e8s bonne route permet ensuite de rejoindre La Paz en 4 \u00e0 5 h sans oublier \u00e0 Curahuara de Carangas l\u2019arr\u00eat \u00e0 l\u2019inoubliable \u00ab Sixtine de l\u2019Altiplano \u00bb, \u00e9glise du XVIe si\u00e8cle enti\u00e8rement d\u00e9cor\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de fresques peintes par des indig\u00e8nes.<br \/>\nEn fait, l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 La Paz se fait sur le plateau, \u00e0 4150 m, par l\u2019immense ville champignon r\u00e9cente d\u2019El Alto, ville de tous les drames et de tous les succ\u00e8s, presque uniquement peupl\u00e9e d\u2019indiens\u2026et de bouchons. On d\u00e9couvre alors la stup\u00e9fiante cuvette de La Paz. Les services d\u2019immigration \u00e0 l\u2019a\u00e9roport tamponnent syst\u00e9matiquement un visa de 30 jours. Si vous avez besoin d\u2019un peu plus, c\u2019est maintenant qu\u2019il vous faut passer \u00e0 l\u2019immigration. C\u2019est gratuit, assez rapide et votre visa sera prolong\u00e9 automatiquement de 30 jours.<br \/>\nNous n\u2019avons pass\u00e9 qu\u2019une journ\u00e9e \u00e0 la Paz et gardons un tr\u00e8s bon souvenir du magnifique mus\u00e9e ethnographique qui nous semble incontournable, mais aussi le souvenir d\u2019une grande d\u00e9ception au \u00ab march\u00e9 aux sorci\u00e8res \u00bb, \u00e0 notre avis sans int\u00e9r\u00eat\u2026et vis-\u00e0-vis de notre guide locale.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">De La Paz au lac Titicaca<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux heures sur une future belle route, enti\u00e8rement en travaux lors de notre passage, permettent d\u2019atteindre le site de Tiwanaku, source de 2500 ans de fiert\u00e9 nationale alors que les incas y sont rest\u00e9s \u00e0 peine plus d\u2019un si\u00e8cle et les espagnols \u00e0 peine trois. Le site est magnifique, int\u00e9ressant et re\u00e7oit la visite de nombreux cars scolaires d\u00e8s le milieu de matin\u00e9e. Pour la lumi\u00e8re, viser le tout d\u00e9but de matin\u00e9e. Les deux mus\u00e9es par contre sont tout \u00e0 fait quelconques et, de surcroit, les photos y sont interdites.<br \/>\nIl n\u2019y a que deux mani\u00e8res de rejoindre Copacabana, continuer la route et passer par le P\u00e9rou (environ 100 km mais contraintes diverses) ou bien revenir vers El Alto et prendre la route bolivienne (180 km) qui oblige \u00e0 prendre les bacs de San Pablo de Tiquina.<br \/>\nPar beau temps, le site de Copacabana \u00e9voque tout \u00e0 fait la Corse mais on est \u00e0 3800 m, l\u2019eau peut \u00eatre fraiche. Attention, tout au long du mois d\u2019ao\u00fbt, le tr\u00e8s raide Cerro San Cristobal qui domine la ville est le site de p\u00e8lerinage de milliers de p\u00e9ruviens et la fronti\u00e8re reste ouverte : logement et s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9duits. Tous les jours par contre, matin et apr\u00e8s-midi, a lieu la curieuse b\u00e9n\u00e9diction des voitures devant la cath\u00e9drale, \u00e0 ne pas manquer.<br \/>\nDu lac Titicaca on retiendra aussi la magnifique Ile du Soleil (sans voiture) et son splendide chemin des cr\u00eates.<br \/>\nNous reprenons la route de La Paz et, \u00e0 mi-chemin bifurquons vers Chunavi et Tuni, petit village \u00e0 4500 m au pied du Condoriri qui pratique un tourisme communautaire autour d\u2019un \u00e9colodge construit par ses habitants. M\u00eame pour nous qui ne pratiquons pas le trek dans les montagnes environnantes, le s\u00e9jour est un plaisir, l\u2019accueil d\u2019Elias et Victoria est merveilleux de douceur, d\u2019attentions et de partage de leurs activit\u00e9s. Nous les quitterons \u00e0 regret pour prendre l\u2019avion \u00e0 El Alto pour Santa Cruz.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Santa Cruz, les missions j\u00e9suites et le Chaco<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vol int\u00e9rieur est \u00e0 l\u2019heure et sans probl\u00e8me, mais les h\u00f4tesses ne parlent pas anglais. Attention les simples piles sont interdites en soute.<br \/>\nLe contraste est total avec l\u2019altiplano, nous sommes \u00e0 400 m et il fait chaud, parfois tr\u00e8s chaud, la population, majoritairement m\u00e9tis ou europ\u00e9enne semble plus ouverte et fortement hostile au r\u00e9gime et \u00e0 \u00ab l\u2019immigration \u00bb massive d\u2019indiens de l\u2019altiplano.<br \/>\nNous partons le lendemain matin pour le circuit des missions j\u00e9suites (environ 1000 km de bonne route, voir carte dans la partie photos), au milieu d\u2019une r\u00e9gion de (tr\u00e8s) grandes fermes d\u2019\u00e9levage. Les indiens, autoris\u00e9s par le gouvernement \u00e0 s\u2019implanter sur les terres peu exploit\u00e9es sont consid\u00e9r\u00e9s ici comme des envahisseurs.<br \/>\nLes j\u00e9suites rest\u00e8rent ici \u00e0 peine plus de 70 ans, de 1691, ann\u00e9e de cr\u00e9ation de la premi\u00e8re mission, San Francesco Xavier, \u00e0 1767, ann\u00e9e de leur expulsion par le roi d&rsquo;Espagne, mais leur empreinte sur l&rsquo;aspect et la culture de ces missions perdurent encore aujourd\u2019hui. Pour l\u2019anecdote, les indiens n\u2019avaient le droit de se voir dans des miroirs qu\u2019apr\u00e8s leur conversion. Regardez avant le voyage le film \u00ab\u00a0Mission\u00a0\u00bb de R. Joff\u00e9 (palme d&rsquo;or \u00e0 Cannes en 1986) et choisissez un guide qui saura faire vivre cette histoire. Ce circuit de 3 ou 4 jours reste pour nous un souvenir inoubliable de notre voyage en Bolivie.<br \/>\nIl y a dans la r\u00e9gion une colonie mennonite qui ne cherche pas le contact avec les touristes.<br \/>\nNous terminons le voyage dans le parc Kaa Lya, un immense parc dans la zone du Chaco, r\u00e9put\u00e9 pour sa tr\u00e8s forte densit\u00e9 de jaguars (et d&rsquo;autres animaux) mais les seuls am\u00e9nagements du parc l&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 pour un gazoduc. Le parcours accessible se limite donc \u00e0 une route de 100 km parfaitement rectiligne, bord\u00e9e de taillis \u00e9pais. Il faut donc inlassablement parcourir cette route pour y voir les animaux. Malgr\u00e9 un excellent partenaire local, un vrai effort d&rsquo;am\u00e9nagement serait n\u00e9cessaire pour en faire un parc int\u00e9ressant.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Quelques conseils<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Nous avons choisi de g\u00e9rer avec beaucoup de prudence les probl\u00e8mes d\u2019altitude pour \u00e9viter le mal des montagnes et nous avons constat\u00e9 en croisant de nombreux touristes, que ce n\u2019\u00e9tait pas inutile. Nous sommes donc arriv\u00e9s \u00e0 Santa Cruz (416 m) et non \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de La Paz (4061 m) puis nous avons construit le voyage sur une mont\u00e9e progressive : jour de semi repos dans les environs de Santa Cruz, jour et nuit \u00e0 Samaipata (1800 m), route jusqu\u2019\u00e0 Sucre (2800 m) o\u00f9 nous avons pass\u00e9 4 jours aux alentours de 3000 m, puis encore 3 jours \u00e0 Potosi (4100 m) avant d\u2019attaquer l\u2019altiplano. Suivant les conseils locaux, notre seule boisson de petit d\u00e9je\u00fbner a \u00e9t\u00e9 l\u2019infusion de feuilles de coca et nous avons veill\u00e9 \u00e0 une consommation d\u2019eau suffisante. Nous n\u2019avons souffert d\u2019aucun mal des montagnes, m\u00eame si le souffle \u00e9tait un peu court en altitude les 10 premiers jours.<br \/>\n&#8211; Il fait froid, voire m\u00eame tr\u00e8s froid sur l\u2019altiplano durant l\u2019hiver (ao\u00fbt et encore plus juillet), m\u00eame dans les locaux, et il est prudent de pr\u00e9voir des v\u00eatements tr\u00e8s chauds. Nous avons rencontr\u00e9 en ao\u00fbt des temp\u00e9ratures descendant \u00e0 -18\u00b0C, avec des temp\u00e9ratures int\u00e9rieures souvent inf\u00e9rieures \u00e0 10\u00b0C. La situation peut devenir tr\u00e8s d\u00e9sagr\u00e9able, si en plus le vent se l\u00e8ve (tr\u00e8s fr\u00e9quent l\u2019apr\u00e8s-midi autour de Sajama).<br \/>\n&#8211; Il peut faire chaud, tr\u00e8s chaud dans les basses terres (de plus en plus \u00e0 partir de fin ao\u00fbt) et les temp\u00e9ratures y \u00e9taient fr\u00e9quemment au-dessus de 30\u00b0C.<br \/>\n&#8211; M\u00eame si la situation du sud est plus difficile, nous avons toujours trouv\u00e9 assez d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour recharger nos appareils et un peu de r\u00e9seau t\u00e9l\u00e9phonique ou de wifi pour donner quelques nouvelles. La possession de lampes \u00e9lectriques est n\u00e9anmoins indispensable.<br \/>\n&#8211; Sur tout l\u2019altiplano et dans les vall\u00e9es, l\u2019attitude de la population am\u00e9rindienne est plus que r\u00e9serv\u00e9e vis-\u00e0-vis de la photographie. Soyez respectueux de ces r\u00e9serves, cr\u00e9ez le contact avec vos interlocuteurs (ce peut parfois \u00eatre juste un regard, un sourire qui sollicite une acceptation tout aussi tacite) \u2026ou bien soyez discret. Vous n\u2019\u00eates pas au zoo.<br \/>\n&#8211; Google map est absolument inutile dans une grande partie de la Bolivie. T\u00e9l\u00e9chargez avant de partir l\u2019application OSM AND et la carte de Bolivie qui sont beaucoup plus pr\u00e9cises (et fonctionnent hors ligne)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Nos principaux prestataires<\/h2>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Terra Andina<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons construit le voyage avec Terra Andina, filiale de Terra Group, groupe sp\u00e9cialis\u00e9 dans les destinations d\u2019Am\u00e9rique du Sud et exer\u00e7ant depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\">Les points forts :<\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Une logistique quasi parfaite<br \/>\n&#8211; Un contenu du voyage correspondant pour l\u2019essentiel \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu<br \/>\n&#8211; Des guides attentifs, comp\u00e9tents et int\u00e9ressants (sauf une \u00e0 La Paz)<br \/>\n&#8211; Une francophonie r\u00e9elle<br \/>\n&#8211; Un contact avant-vente facile sur des num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone fran\u00e7ais permettant de r\u00e9els \u00e9changes<\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\">Les points faibles :<\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Une m\u00e9connaissance du terrain par les interlocuteurs avant-vente que nous avons eus et qui \u00e9taient tr\u00e8s nouveaux (apparemment ils sont toujours en place et doivent donc progresser !) qui a rendu la construction du voyage assez complexe. Le guide du sud a d\u2019ailleurs construit lui-m\u00eame un itin\u00e9raire plus r\u00e9aliste que celui de l\u2019agence.<br \/>\n&#8211; Forte mesquinerie dans la gestion des petites modifications du voyage : par exemple nous avons d\u00fb payer une journ\u00e9e de guide suppl\u00e9mentaire parce que des manifestations avaient conduit \u00e0 un d\u00e9calage d\u2019un jour, augmentant d\u2019une journ\u00e9e la prestation d\u2019un guide et r\u00e9duisant d\u2019autant celle d\u2019un autre. Rupture de 24 heures entre deux guides cons\u00e9cutifs pour \u00e9viter des frais d\u2019h\u00f4tel des guides sans que cela ne soit pr\u00e9vu.<br \/>\n&#8211; Une disponibilit\u00e9 un peu plus limit\u00e9e des guides de villes.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Quelques bons souvenirs<\/h4>\n<p><strong>Casa Patio H\u00f4tel Boutique \u00e0 Santa Cruz<\/strong>, un accueil exceptionnel de Manuel et Nicole dans un h\u00f4tel de caract\u00e8re \u00e0 l\u2019image de ses propri\u00e9taires.<br \/>\n<strong>H\u00f4tel Guazu \u00e0 Samaipata<\/strong> et la d\u00e9licieuse Lina Flores qui en est l\u2019\u00e2me.<br \/>\n<strong>Restaurant La Taverne<\/strong>, midi et soir, dans la cour de l\u2019Alliance fran\u00e7aise de Sucre. Une tr\u00e8s belle cuisine pour un prix tr\u00e8s raisonnable.<br \/>\n<strong>H\u00f4tel Mitru \u00e0 Tupiza<\/strong>, h\u00f4tel tr\u00e8s agr\u00e9able.<br \/>\n<strong>H\u00f4tel Taika del Desierto, d\u00e9sert de Siloli.<\/strong> Magnifique h\u00f4tel bien chauff\u00e9 dans un endroit qui le m\u00e9rite.<br \/>\n<strong>H\u00f4tel Tambo Coquesa,<\/strong> au bord du Salar d\u2019Uyuni, tr\u00e8s bel h\u00f4tel bien chauff\u00e9 (si l\u2019on enl\u00e8ve le thermostat du dessus du radiateur !!!)<br \/>\n<strong>H\u00f4tel la Cupula \u00e0 Copacabana<\/strong> et surtout, son restaurant.<br \/>\n<strong>L\u2019accueil au village de Tuni<\/strong> (beaucoup plus discutable \u00e0 Chunavi !)<br \/>\n<strong>Hotel villa Chiquitana \u00e0 San Jose de chiquitos<\/strong>, tenu par un couple fran\u00e7ais tr\u00e8s impliqu\u00e9 dans la culture locale, f\u00eates organis\u00e9es tous les mois.<\/p>\n<h4>Deux guides d\u2019exception<\/h4>\n<p><strong>Marcello Nina, notre guide de Potosi \u00e0 La Paz<\/strong>. Il sait tout faire, connait parfaitement le moindre chemin de la r\u00e9gion et le monde de l\u2019Altiplano. Il est courageux et efficace, plus \u00e0 l\u2019aise dans le monde rural que dans la culture et l\u2019histoire : hostaloasissajama@gmail.com site hostal-oasis.com tel 73722394 ou 74083873<br \/>\n<strong>Ginelda Jaimes, notre guide dans la r\u00e9gion de Santa Cruz<\/strong> et les missions j\u00e9suites. Une incroyable capacit\u00e9 \u00e0 faire vivre ce qu\u2019elle nous montre, une culture sans limites, une relationnel magnifique. gineldaj@hotmail.com Portable 726-36906 fixe 355-8477<br \/>\nUn prestataire tr\u00e8s impliqu\u00e9 dans le parc Kaa Lya, Nicks Adventures, qui d\u00e9ploierait sans doute mieux ses talents dans une autre zone.<\/p>\n<h3>Quelques r\u00e9f\u00e9rences documentaires :<\/h3>\n<p><a href=\"http:\/\/lapatriaenlinea.com\/?nota=144240\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00e9fense du Cerro Rico (espagnol)<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/boliviaminera.blogspot.fr\/2009\/08\/mineria-en-el-departamento-de-potosi.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">L&rsquo;activit\u00e9 mini\u00e8re dans le d\u00e9partement de Potosi (espagnol)<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.la-razon.com\/economia\/Potosi-Comibol-mineras-cooperativas-Cerro_Rico_0_2084791553.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sur les r\u00e9affectations des concessions hautes du Cerro Rico (espagnol)<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/lta.reuters.com\/article\/domesticNews\/idLTASIE61A0Z420100211?pageNumber=1&amp;virtualBrandChannel=0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La Bolivie d\u00e9chir\u00e9e entre exploitation et effondrement du Cerro Rico (espagnol)<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.revistasbolivianas.org.bo\/pdf\/rmuto\/n29\/n29_a02.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Histoire de l&rsquo;exploitation mini\u00e8re de Potosi (espagnol)<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.unesco.org.uy\/phi\/biblioteca\/files\/original\/370d6afed30afdca14156f9b55e6a15e.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Histoire de l&rsquo;industrie mini\u00e8re en Bolivie (espagnol)<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/blogs.futura-sciences.com\/gioda\/2016\/11\/11\/potosi-boom-minier-patrimoine-industriel-urbain-danger\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Boom minier et patrimoine industriel en danger (fran\u00e7ais)<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/popups.ulg.ac.be\/1780-4507\/index.php?id=3216\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00abLa quinoa en Bolivie : une culture ancestrale devenue culture de rente \u00a0\u00bb bio-\u00e9quitable \u00ab\u00a0<\/a><\/p>\n<p><strong>Sur le peuple Chipaya :<\/strong><br \/>\n&#8211; Rendez-vous en Terre inconnue chez les Chipayas de Fr\u00e9d\u00e9ric Lopez avec G\u00e9rard Jugnot (1ere diffusion 14 septembre 2010)<br \/>\n&#8211; S\u00e9rie d\u2019\u00e9missions diffus\u00e9es sur France Culture : Les usages de la terre, cosmopolitique de la territorialit\u00e9 par Philippe Descola: Emission sur les Chipayas (21 septembre 2017)<br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/doc\/jsa_0037-9174_1935_num_27_1_1919\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les indiens Uro-Cipaya de Carangas d&rsquo;Alfred M\u00e9traux<\/a><br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/doc\/ahess_0395-2649_1991_num_46_6_279020_t1_1455_0000_002\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bennassar Bartolom\u00e9. Nathan Wachtel, Le retour des anc\u00eatres. Les Indiens Urus de Bolivie, XXe-XVIe si\u00e8cle. Essai d&rsquo;histoire r\u00e9gressive. In: Annales.<\/a><br \/>\n&#8211; Dieux et vampires &#8211; Retour \u00e0 Chipaya(Broch\u00e9) de Nathan Wachtel \u00e9ditions du SEUIL 01\/01\/1992<br \/>\n&#8211;<br \/>\n<strong>Liens et ouvrages int\u00e9ressants :<\/strong><br \/>\nLa bolivie par Christian Rudel KARTHALA Editions, mai 2010<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.diplomatie.gouv.fr\/fr\/dossiers-pays\/bolivie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fiche pays du minist\u00e8re des affaires \u00e9trang\u00e8res <\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.petitfute.com\/p52-bolivie\/guide-touristique\/c21108-histoire.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Histoire de la Bolivie<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Histoire_de_la_Bolivie\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Histoire de la Bolivie (Wikipedia)<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.sciencespo.fr\/opalc\/sites\/sciencespo.fr.opalc\/files\/Article_sur_les_peuples_indigenes.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">R\u00e9flexion r\u00e9cente sur les peuples indig\u00e8nes de Bolivie<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/echogeo.revues.org\/5593?lang=en#bodyftn2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sophie Blanchard, \u00ab Bolivie, de l&rsquo;autonomie \u00e0 l&rsquo;\u00e9clatement ? \u00bb, EchoG\u00e9o<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sim%C3%B3n_Bol%C3%ADvar\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Simon Bolivar (Wikipedia)<\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.voyage-bolivie.com\/infos\/histoire\/histoire-bolivie.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Histoire g\u00e9n\u00e9reuse de la Bolivie (Terra Andina)<\/a><\/p>\n<p><strong>Guides Bolivie<\/strong><br \/>\nSi vous recherchez en Bolivie autre chose que le lieu d\u2019exploits sportifs, vous pouvez oublier le guide Lonely Planet inhabituellement pauvre sur cette destination.<br \/>\nPar contre le guide Petit Fut\u00e9 pr\u00e9sente une vue assez compl\u00e8te du pays et de ses enjeux.<br \/>\nLe guide du routard est \u00e9galement assez int\u00e9ressant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour beaucoup, la Bolivie est l\u2019objet de la derni\u00e8re semaine d\u2019un voyage au P\u00e9rou, au Chili ou en Argentine, pour certains c\u2019est le pays le plus instable de la plan\u00e8te avec ses presque 200 coups d\u2019\u00e9tat et l\u2019apoth\u00e9ose du Che, pour d\u2019autres la source de la pomme de terre et du quinoa, pour les plus &hellip; <a href=\"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/cinq-semaines-en-bolivie\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Cinq semaines en Bolivie<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":693,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[63,62,16],"class_list":["post-696","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-regard-voyageur","tag-amerique","tag-bolivie","tag-voyage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/696","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=696"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/696\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":700,"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/696\/revisions\/700"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media\/693"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=696"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=696"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loeilpantois.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=696"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}