Texte de Gilbert Adeline

Simplement quelques mots en hommage à Claude Meurisse,

J’ai travaillé pendant 25 ans aux côtés de Claude Meurisse. Arrivé à Bellême en 1965, notre collaboration a duré jusqu’à son départ à la retraite en 1990.

Ce long compagnonnage m’a permis de connaître un confrère courageux prévoyant et lucide.

Il faut dire qu’à cette période, à Bellême, la médecine vétérinaire était essentiellement rurale, qu’elle soit équine (poulinage de percheronne – avec une arrivée sur place dans les 20 à 30 minutes suivant l’appel) ou bovine (médecine, vêlage, césarienne) ou ovine et accessoirement canine. Depuis cela a bien changé.

Par ailleurs la population rurale était plus importante et dans les bourgs avoisinants on trouvait de petites étables de 3 à 4 vaches appartenant à de petits exploitants ou à des fermiers retraités et cela pouvait expliquer que l’on soit au travail pendant la garde pendant 2 jours de suite sans dormir, et aussi que l’on commence la journée à 7h.

Passionné par sa profession, adepte du travail bien fait, Claude Meurisse a dirigé moralement et pratiquement ( travail-comptabilité-commandes) avec une autorité naturelle, parfois pointilleuse, mais qu’il a su transmettre progressivement.

Dans cette activité débordante il paraissait infatigable. Dur au travail, il ne s’épargnait pas. Ponctuel, il était toujours prêt le premier.

Et cependant, il trouvait le moyen de se dévouer à la cause vétérinaire dans le département (il fut longtemps président des vétérinaires de l’Orne). En plus il avait des responsabilités nationales. Il arrivait à mener tout de front.

Et c’est aussi pour le souvenir d’un homme de qualité que, tous ensemble réunis dans cette église, nous adressons un vibrant

« Adieu à Claude Meurisse »